Titre : Starless Sky

Auteur : Hitomi

Sujet : Plus besoin de vous le dire… ^^

Genre : Lendemain…

Disclaimer : Comme d'hab !

Spoiler : *Ricanement ironique*

Résumé : Tout notre petit monde se retrouve dans un hôtel de Kobe, où ils doivent faire un live (à Kobe, pas dans l'hôtel ^^). Mais on se demande s'ils ont beaucoup dormi, cette nuit-là ^^;;;  …surtout Die et Shinya…#^^#

Déclaration de l'auteur : Je ne réponds plus de rien…ç___ç Bon, les deux loustics voulaient UNE scène, ils l'ont eu, j'espère qu'ils vont me ficher la paix, maintenant ! Scrogneugneu !

<Die&Shinya * main dans la main et air innocent> : ^____________________^

<Hitomi *tire la langue façon Kyo*> : Vous, je vous parle plus ! :p

Non mais fois ! Et puis un peu aux autres. Il faut que je m'occupe des gros problèmes de mon bébé d'amour qui a très bobo à son petit cœur brisé…

Donc, voilà la suite…

~Hitomi~

(14/12/01)

 

 

 

Starless sky

 

par Hitomi

 

 

 

Chapitre 11

 

 

 

KOBE, 2001

Shinya ne voulait pas se réveiller. Non, il ne le voulait pas ! De toutes ses forces, il combattit le retour à la conscience. Il voulait demeurer dans cette bienheureuse béatitude, entre veille et sommeil, flotter encore dans la douceur de son rêve… Un rêve d'autant plus beau qu'il savait que c'était enfin la réalité.

Avec un soupir de bien-être, il frotta sa joue contre l'épaule de son compagnon endormi qui resserra ses bras autour de lui. Il se sentait si bien…

Die…

C'était si merveilleux de ne plus être seul. Cette nuit, pour la seconde fois, il n'avait pas eu froid, ni peur. L'amour de Die l'enveloppait de chaleur et de sécurité, et il se sentait… invincible. Et cette idée le fit sourire.

Mais cela avait été… bien différent de leur première nuit…

Ce fut sans la moindre gêne qu'il se remémora les heures qu'il venait de vivre, de baisers en caresses en étreintes passionnées. Il se souvenait avoir crié le nom de son amant, au paroxysme du plaisir, et avoir entendu Die crier de même. Il se souvenait avoir pleuré dans ses bras, quand les vagues successives de l'extase l'avaient laissé sans forces, épuisé, comblé, heureux enfin.

C'était si bon de se sentir aimé à ce point. Il ne voulait plus penser à tout ce temps inutilement perdu, il ne voulait plus des mauvais souvenirs. A peine y avait-il encore un vague spectre aux confins de sa conscience, mais il n'avait plus ni visage ni nom… Le fantôme avait perdu tout son pouvoir sur lui et ne pouvait plus l'atteindre, ni le faire souffrir.

Die avait tout effacé. Il s'était révélé un amant patient, doux, prévenant, attentif à l'autre avant de songer à lui-même. Avec lui, Shinya avait découvert tout ce qu'il n'avait jamais connu avec…

Non, je ne prononcerai plus jamais son nom… et je ne les comparerai pas, ce serait trop d'honneur à lui faire… C'est fini, il ne peut plus me faire de mal… Die est là, il me protège…

Il se blottit un peu plus dans la chaleur des bras du guitariste. Il se sentait si délicieusement engourdi… et un peu moins délicieusement courbaturé, lui rappelèrent impoliment presque tous ses muscles. Bah, décida-t-il, ce n'était certes pas pire qu'après avoir subi deux ou trois heures de concert. Rien, en tout cas, qui puisse résister à une douche chaude… ou même un bain[1] ? Et il pourrait peut-être aussi demander à son compagnon de le masser ? Il ne put retenir un gloussement à cet alléchant programme, dont il imaginait déjà toutes les… implications….

" Qu'y a-t-il de si drôle ? " fit une voix somnolente à son oreille.

" Oh, je t'ai réveillé ? " Shinya se mordit la lèvre, contrit.

" Non, ça fait un moment que je ne dors plus : je te regardais. "

Le batteur leva la tête et, dans la pénombre, croisa le regard de Die, empli de douceur, de bonté et d'amour. Rien que cela suffit à faire battre son cœur plus vite.

" Ohayô[2], " murmura-t-il, presque timidement.

" Ohayô, kawaii tenshi[3]… "

Et ils échangèrent leur tout premier baiser matinal, ce qu'ils n'avaient pu faire la veille tellement Shinya – et il s'en voulait pour ça – s'était vite enfui.

Le batteur reposa sa tête sur l'épaule de son compagnon et émit un nouveau soupir :

" Il y a cinq minutes, je ne voulais pas me réveiller… mais finalement ce n'est pas si mal, la réalité… "

" Mm mm, " approuva le guitariste qui demanda : " Et si tu me disais pourquoi tu riais ? "

" Parce que j'ai mal partout… "

" Ano[4]… " hésita Die qui ne trouvait pas que c'était là matière à plaisanterie, et se sentit même un peu gêné d'en être responsable. " Ce n'est pas drôle… "

" Non, " reconnut Shinya. " Ce que j'ai trouvé drôle, c'est… " Il souffla le reste à l'oreille de son amant qui ouvrit des yeux stupéfaits avant de sourire et de se retourner vivement, clouant l'effronté sous lui :

" Shin-chan, tu n'as pas honte de suggérer des choses pareilles ? " Mais la lueur qui brillait dans ses yeux disait tout le contraire et le batteur ne s'y trompa pas.

" Non, " sourit-il en nouant ses bras autour du cou de Die. Non, il n'avait pas honte de ses suggestions… et découvrit rapidement que le guitariste n'avait pas plus honte de les mettre en pratique…

 

***

 

La porte s'ouvrit au cinquième coup assené. Kaoru retint de justesse son poing de s'abattre une sixième fois, au risque d'assommer son camarade mal réveillé, clignant ses yeux que le guitariste crut tout d'abord cernés. Mais il constata rapidement son erreur :

" Tu te maquilles pour dormir, maintenant ? " fit-il en guise de bonjour.

 Toshiya, qui nouait tant bien que mal la ceinture de son yukata, suspendit son geste et le fixa. Il faillit répondre d'un " Qu'est-ce que ça peut te foutre ? " peu amène – il détestait être réveillé en sursaut aux aurores, surtout quand il avait à peine dormi – mais se souvint à temps qu'ils avaient fait la paix. Inutile d'attiser des braises encore tièdes.

" C'est pour me demander ça que tu tambourines à ma porte à l'aube ? Qu'est-ce qui se passe ? "

" A l'aube ? " rit le leader. " Hé, vieux, percute ! Il est presque neuf heures ! "

Le bassiste grommela une réponse inintelligible en fourrageant dans sa frange blonde en bataille. Kaoru allait lui exposer les raisons de sa venue quand quelque chose, dans l'étroit espace entre le chambranle et Toshiya, attira son regard : il apercevait une partie du lit… et venait de voir bouger la couverture.

Il a recommencé ! Il m'a pourtant dit qu'il avait arrêté depuis longtemps de s'amuser avec les fans…

" Tu n'es pas seul ? " interrogea-t-il.

Curieux comme cette idée le laissait parfaitement indifférent alors qu'il en aurait été fou de rage quelques semaines, ou même quelques jours, plus tôt…

Le bassiste jeta un rapide coup d'œil par-dessus son épaule et rougit :

" Non, je… enfin, c'est que… "

" Tu n'as pas à te justifier, ça ne me regarde pas. "

Le guitariste reçut un regard ahuri pour toute réponse, et comprit le légitime étonnement de Toshiya. Il poursuivit néanmoins :

" Désolé de te déranger, alors, mais va falloir qu'on se bouge. Atsushi[5] vient de m'appeler : on a une interview pour NHK[6] dans deux heures, et en costumes. "

" Nani[7] ? Mais c'était pas prévu ! Et pourquoi en costumes ? "

" Me le demande pas à moi ! " fit Kaoru en levant les mains. " Tout ce que je sais, c'est que quelqu'un a eu l'idée lumineuse de venir nous poser quelques questions pertinentes juste avant le live, d'aller en faire autant avec les fans qui campent là-bas depuis trois jours et de passer le tout à la télé ! "

" K'so[8] ! " jura le bassiste entre ses dents.

" Je ne te le fais pas dire. Mais tu aurais préféré qu'on refuse une telle pub ? "

" Bien sûr que non ! Mais si je tenais le baka[9] qui croit qu'on a rien de mieux à faire avant de jouer ! " menaça Toshiya. " Comme si on n'était pas assez stressés comme ça ! "

Le leader sourit, et ce qu'il dit stupéfia à nouveau son interlocuteur :

" Mais il y en a qui ont un bon moyen pour dé-stresser, ne ? "

Et il fit un signe de tête en direction de l'intérieur de la chambre.

" Ano… " commença le bassiste, mais Kaoru l'interrompit :

" Ne perdons pas de temps. Je file prendre une douche et m'habiller. Fais-en autant, et on se retrouve dans un quart d'heure pour s'occuper des autres. "

" Pourquoi on le fait pas maintenant ? " s'étonna Toshiya. Décidément, ce matin, il allait de surprise en surprise avec le guitariste.

" Je ne me sens pas encore assez réveillé pour m'attaquer à notre marmotte nationale, " grimaça Kaoru en désignant la porte voisine de la sienne. " En plus, je suis déjà passé chez Shinya et… " Il hésita. " …il n'y a personne… "

" Il est déjà sorti ? "

" Non, ce que je veux dire c'est… que sa clé était restée sur la porte et que sa chambre est vide. Le lit n'est pas défait et il n'y a même pas ses bagages… "

Ils se regardèrent et, d'un même mouvement, tournèrent la tête vers la cinquième chambre, celle de Die.

" Tu crois que… ? " interrogea le bassiste, qui n'avait pourtant aucun doute.

" Evidemment ! " affirma le leader. " T'as pas vu leurs têtes, pendant tout le voyage ? "

" T'as pas arrêté de roupiller ! " riposta Toshiya.

" Peut-être… " Kaoru haussa les épaules, " …mais chaque fois que j'ouvrais les yeux, c'était pour les voir se contempler comme des âmes en peine. Tu croyais qu'ils allaient bien gentiment dormir chacun de leur côté ? "

" Bien sûr que non ! Mais ils pourraient faire un peu attention. Les femmes de chambre vont se poser des questions en voyant qu'une chambre n'a pas été occupée. " Le bassiste eut un petit rire. " Je sens que je vais devoir donner quelques conseils à notre Shin-chan sur l'art de découcher sans en avoir l'air… "

Le guitariste lui jeta un regard en coin, mi-moqueur mi-intéressé :

" Comment ça ? "

" Oh ! " Il haussa les épaules avec désinvolture. " Des petits trucs tous simples, pour laisser un désordre assez plausible pour qu'on n'y voie que du feu… "

" C'est là qu'on reconnaît l'artiste, " s'inclina ironiquement le leader. " Et tu as fait ça souvent ? "

" Quelques fois, oui… "

Puis Toshiya se retourna à demi, alerté par un bruit que Kaoru n'avait pas perçu. Mais il avait un angle de vision plus large, maintenant, et distingua l'occupant du lit qui s'asseyait et se frottait les yeux. Durant une fraction de seconde, le guitariste paniqua à la vue d'une courte chevelure blonde ébouriffée. Puis il respira à nouveau quand l'autre tourna la tête : ce n'était pas Kyo…

Je suis cinglé ! Qu'est-ce qu'il ferait avec Totchi alors qu'il va bientôt se marier ? Mais j'ai eu une sacrée frousse…

…mais un adolescent – pas plus de dix-huit ou dix-neuf ans, estima-t-il – au visage rond et aux cheveux décolorés comme ceux du chanteur.

" Toshiya-san[10] ? " La voix était timide, craintive, encore ensommeillée.

" Je suis là, j'arrive ! " répondit vivement le bassiste qui adressa à Kaoru un coup d'œil embarrassé : " Je… heu, tu m'excuses ? "

" OK. A tout de suite. "

Ils s'efforcèrent tous les deux de sourire, mais un peu de l'ancienne gêne était toujours là. Le leader décida de détendre la situation en ajoutant :

" On tirera au sort qui se charge de la marmotte et qui va réveiller les tourtereaux ! "

Toshiya consentit à rire et referma sa porte.

 

***

 

Après un rapide crochet par la salle de bains pour essuyer les débordements de son maquillage – principe n° 1 : éviter tout ce qui casse le mythe – Toshiya revint dans la chambre et s'assit au bord du lit. Le jeune garçon, ses bras entourant ses genoux relevés sous la couverture, parut ne pas oser lever la tête.

Encore timide ? Après la nuit qu'on a passée ?

" C'était Kaoru, " expliqua le bassiste, ce qui lui valut un furtif coup d'œil effaré. " Gomen[11] pour le réveil brutal, mais il sait que j'ai le sommeil plutôt lourd[12], en général… "

Puis il sourit et tendit la main pour remettre un peu d'ordre dans la crinière blonde en désordre. Il tressaillit…

Un visage d'ange auréolé de cheveux d'or… Blotti contre lui, la tête sur son épaule, Kyo souriait dans son sommeil…

Il retint un soupir et s'enquit :

" Tu as bien dormi ? "

" Hai[13]… " Il dut tendre l'oreille pour percevoir la réponse.

" Je suis désolé, " reprit-il, " mais il va falloir que tu partes. J'ai beaucoup de choses à faire, ce matin, et une interview imprévue nous tombe dessus... "

L'adolescent releva la tête. Il se força visiblement à sourire : son beau rêve prenait fin.

" Ce n'est pas grave, Toshiya-san, je comprends. Je sais que vous êtes très occupé et… et je n'ai pas le droit de me plaindre. "

Non, songeait-il, il n'en avait pas le droit alors qu'il ne parvenait pas encore à réaliser ce qui venait de lui arriver : c'était lui, entre tous les autres, qui avait été élu, choisi pour recevoir un inestimable présent, une nuit avec Toshiya, un être qu'il n'était pas loin de considérer comme un demi-dieu.

" J'ai déjà eu tellement de chance… Vous… vous m'avez remarqué et… "

Le bassiste s'assombrit. K'so, ce gosse se comportait comme s'il avait reçu une offrande céleste ! Il n'était pas le premier à réagir ainsi, mais cette fois, cela le chagrina.

" De la chance ? " Il secoua la tête. " Je ne dirais pas ça… "

De la chance d'avoir été le jouet d'un caprice ? De m'avoir servi à évacuer ma frustration, parce que je ne peux pas avoir celui que je désire et que tu lui ressembles ? Je sais comment tu me vois, petit : l'idole qui vit dans les lumières de la scène. Mais je ne suis qu'un homme, avec ses défauts et ses faiblesses…

Mais cela, il ne le dit pas à son jeune amant d'une nuit qui le regardait avec tant d'adoration dans ses yeux de caramel.

" Alors, je vais partir… " Le garçon voulut repousser la couverture mais Toshiya l'en empêcha en prenant son visage entre ses mains, le fixant gravement.

" Quel âge as-tu, Katsu-kun ? "

" J'ai eu dix-huit ans[14] il y a deux mois… "

Si jeune ! Et moi, je me sens si vieux[15] ! Bon sang, de quel droit je fais ça ? De quel droit j'ai mis ce gamin dans mon lit ? Tu es un monstre, Toshimasa[16] !

Il avait pourtant agi ainsi des dizaines de fois. Pour lui ce n'était qu'un jeu. Il estimait ne rien faire de mal, au début. Puis il avait commencé à réaliser qu'il se servait égoïstement de la confiance et de l'admiration de ses fans. Et qu'il les trahissait. Tout cela pour fuir Kaoru… et se fuir lui-même.

" Gomen… " murmura-t-il. Katsura ouvrit de grands yeux, sans comprendre. Le bassiste lui sourit pour le rassurer et le lâcha. " Tu es encore au lycée ? " Et comme l'adolescent répondait par l'affirmative, il demanda encore : " Tu as une petite amie ? "

Le jeune homme vira à la pivoine.

" Non, " bredouilla-t-il. " Je… je n'en ai pas… je n'en ai jamais eu… "

" Bah, " affirma le plus âgé, " ça viendra. "

Il s'écarta et allait se lever quand Katsura lui prit la main :

" Toshiya-san… "

" Hai ? "

Le garçon s'inclina, à la fois grave et comique, enroulé dans la couverture :

" Honto ni dô mo arigatô gozaimashita[17]. " Et comme le bassiste demeurait muet, il ajouta très vite : " Je n'oublierai jamais cette nuit, c'était… c'était merveilleux. "

Et c'était la première fois, ne ? Je sais ce que tu ressens : j'avais ton âge quand Junya…

Il se pencha à nouveau vers l'adolescent et posa la main sur sa joue, l'obligeant à relever la tête pour le regarder dans les yeux.

" Katsu-kun, écoute-moi. Ne laisse pas une expérience isolée décider de ton avenir. Tu as tout le temps de faire ton choix. Moi, " ajouta-t-il avec un triste sourire, " je n'ai jamais pu y parvenir, mais je ne suis peut-être pas un bon exemple… Alors, garde ce souvenir au fond de ton cœur, et cherche ta propre voie. Je ne voudrais pas que tu commettes une erreur par ma faute. "

Il sourit encore au regard choqué de Katsura :

" Mais oui, Katsu-kun, moi aussi je peux me tromper ! "

Puis il inclina la tête pour capturer la bouche du jeune homme en un dernier baiser. Les lèvres douces s'ouvrirent docilement sous les siennes et l'adolescent gémit, presque un sanglot, en comprenant que c'était un adieu.

Toshiya s'écarta et se leva :

" Mais il y a une chose dont je suis certain, c'est que Kaoru va revenir défoncer la porte dans cinq minutes. Et si je ne suis pas prêt, je n'ai pas fini de l'entendre ! "

Malgré lui, le garçon partagea son rire et quitta le lit, cherchant ses vêtements épars sur le sol. Il était rhabillé et presque à la porte quand il se retourna :

" Toshiya-san, est-ce que… est-ce que je pourrais avoir un autographe ? Ça, au moins, je pourrais en parler… "

Le bassiste acquiesça et lui accorda volontiers ce qu'il demandait. Il n'avait même pas eu besoin de lui recommander la discrétion. Les filles, elles, n'hésitaient pas à se vanter d'avoir obtenu ses faveurs. Katsura s'inclina une dernière fois.

" Toshiya-san arigatô. Sayonara[18]. "

Il n'était pas parti depuis trente secondes qu'un coup ébranlait la porte :

" Totchi ? C'est Kaoru ! Tu es prêt ? "

Shimatta[19] !

 

***

 

Pourquoi ça me fait tout drôle ? Je le connais, pourtant, je sais qu'il fait souvent ça… Alors pourquoi aujourd'hui mon estomac fait des nœuds ? Pourquoi j'ai la gorge sèche et le cœur à 100 à l'heure ? Pourquoi j'ai envie de hurler et de taper sur quelque chose ? K'so, qu'est-ce qui m'arrive ?

L'œil brun qui brillait dans l'entrebâillement de la porte était plein de larmes en suivant le jeune homme qui venait de sortir de la chambre 304 : cheveux décolorés, grosses chaussures à semelles épaisses[20], cravate Batsu[21], vêtements noirs bardés de rivets, de clous et d'épingles à nourrice[22]… La panoplie du parfait petit fan de Dir en grey… Il savait pourquoi ce garçon était là, ce qu'il avait fait… ce que Toshiya avait fait avec lui…

Kaoru sortit de la chambre voisine et Kyo s'empressa de refermer sa porte sans bruit.                              

 

***

 

Ce fut la sensation de vide qui réveilla Shinya. Et de froid. Il était pourtant toujours blotti sous l'édredon. Mais quelque chose lui manquait. Quelque chose d'essentiel. Il sursauta :

Die !

Il ouvrit les yeux en grand. Il était allongé sur le ventre, un oreiller serré entre ses bras au lieu du corps de son amant.

" Die ? "

L'autre moitié du lit était vide. Shinya s'assit brusquement et scruta la chambre maintenant inondée de la lumière du jour. Le guitariste n'était nulle part en vue. Il sentit la panique l'envahir. Où était Die ? Parti ? Peut-être qu'il n'avait plus rien à faire de lui maintenant qu'il avait obtenu ce qu'il voulait ?

" Die ! " cria-t-il presque.

" Je suis là ! "

A la terreur succéda brutalement le soulagement, si intense qu'il faillit se mettre à pleurer, et il se laissa retomber sur l'oreiller, luttant pour retenir ses larmes.

Le brun sortit de la salle de bains, vêtu du peignoir blanc de l'hôtel. Il revint vivement s'asseoir au bord du lit et prit dans ses bras son compagnon dont l'expression ne lui avait pas échappé.

" Shin-chan, qu'y a-t-il ? Tu n'as tout de même pas cru que j'étais parti ? "

Le batteur, sans répondre, enfouit son visage contre son cou. L'odeur de Die, ce mélange maintenant familier  – et pas si déplaisant, finalement – d'eau de toilette, de tabac et de cette fragrance si particulière, unique, qui n'appartenait qu'à lui et que son amant aurait reconnue entre mille... Il s'y immergea, s'en intoxiqua, les yeux fermés pour mieux s'en imprégner.

" Shin-chan… " Le brun caressa doucement la tête rousse abandonnée sur son épaule. " Gomen, je ne voulais pas te faire peur. J'avais juste l'intention de prendre une douche avant que tu te réveilles. Mais, baka que tu es… " De l'index, il l'obligea à relever la tête et lui sourit, à la fois tendre et ironique. " Primo, c'est ma chambre, secundo, je ne serais pas parti sans ma guitare et, tertio… tu n'as pas encore compris que je ne te quitterai jamais ? J'ai eu assez de mal à t'avoir ! Alors, maintenant, n'espère pas être débarrassé de moi aussi facilement. Je t'aime, au cas où tu ne le saurais pas encore. Et une nuit avec toi est loin de me suffire. " Il essuya doucement les yeux humides de son compagnon et poursuivit : " Tu vas apprendre que je suis très exigeant : je veux toutes tes nuits, sans exception. Et toutes tes journées, aussi. " Il souriait toujours mais son ton était devenu si… possessif. Shinya en frissonna, à la fois de plaisir et d'un peu d'appréhension. " Je veux toute ta vie, et même au-delà. Je veux posséder non seulement ton adorable corps mais aussi ton cœur, et ton âme. Je veux l'air que tu respires, et les images que tu voies. Je te veux tout entier, mon koi[23], et s'il ne tenait qu'à moi, je partirai me cacher très loin avec toi, pour t'avoir à moi seul. "

Bouleversé, le jeune batteur lutta contre de nouvelles larmes. Ce qu'il lisait dans les yeux de Die… Tant d'amour que cela lui fit mal. Il n'aurait jamais cru qu'il l'aimait à ce point.

Dieux, comme j'ai été cruel avec lui…

" Daisuke, saiai no[24]" balbutia-t-il enfin, " je veux être à toi, t'appartenir corps et âme… Si tu veux de moi, je suis à toi… "

Le baiser que son amant lui donna valait toutes les réponses du monde.

Puis l'estomac de Shinya se manifesta bruyamment et le brun dut s'écarter pour rire plus à l'aise. Il intercepta la main qui se levait pour aller tirailler une mèche.

" Tu as raison, Shin-chan, c'est bien beau, toutes ces grandes déclarations, mais il faudrait peut-être songer à reprendre des forces. Je n'ai pas envie que tu t'écroules en plein concert. "

Lâchant un batteur écarlate, il se leva pour se diriger vers la table ronde, dans le coin de la chambre. Intrigué, Shinya s'assit, redressant son oreiller pour s'y adosser confortablement et ajustant l'édredon autour de sa taille. Die revint et déposa sur ses genoux un plateau abondamment garni. Il ne fut pas étonné de ce qu'il y vit – depuis leur séjour à Los Angeles[25], le guitariste était devenu un fervent adepte de l'english breakfast[26] – à part un détail : il y avait deux tasses.

Il changea de couleur : Die avait commandé un petit déjeuner pour deux ?

Kamisama[27] ! Tout le monde va savoir…

Le guitariste le vit pâlir et comprit :

" Ne crains rien. Je n'ai pas laissé entrer le garçon d'étage, il ne t'a pas vu. "

" Tu en es sûr ? "

" Certain. " Il inclina la tête et effleura ses lèvres. " Je sais que c'était risqué, mais je n'allais pas rater notre premier petit déjeuner au lit. "

" Tu es fou… " sourit tendrement le batteur.

" Oui, de toi, " répondit de même son compagnon qui se redressa et entreprit de servir le thé, ce qui permit à Shinya de constater qu'il connaissait parfaitement ses goûts. Il avait eu tout le temps pour noter tous les détails le concernant.

 Le batteur faillit rougir, honteux : lui-même était si occupé à rester à l'écart, à paraître toujours froid et détaché, qu'il aurait été bien incapable de citer les préférences de Die qu'il côtoyait pourtant depuis des années.

Il masqua sa gêne en plongeant dans sa tasse tandis que le guitariste étalait de la confiture sur un pancake.

" Ouvre la bouche, Shin-chan."

" Die… "

" Depuis le temps que j'ai envie de faire ça, tu ne vas pas me gâcher mon plaisir, ne ? Allez, laisse-toi faire, kudasai[28]... "

Shinya soupira pour la forme et obéit, se laissant nourrir comme un bébé. Il devait bien s'avouer qu'il aurait menti en prétendant que cela ne lui plaisait pas.

Le pancake terminée, Die enchaîna avec un deuxième. Comprenant qu'il allait en oublier de manger lui-même, le batteur décida de l'y obliger par le même moyen, ce à quoi le guitariste ne fit aucune objection, enchanté de ce nouveau jeu.

Shinya déclara forfait au quatrième pancake que son compagnon prétendit lui faire avaler :

" Pitié ! Arrête ! Une bouchée de plus et j'explose ! "

" Je voudrais bien voir ça ! " rit le brun qui ajouta : " Tu es sûr que tu n'en veux plus ? Ça ne te ferait pourtant pas de mal de manger un peu plus. "

" Tu veux me faire grossir, hein ? Avoue ! "

" Mm… Je dois admettre qu'un Shin-chan grassouillet ne me déplairait pas… "

" DIE ! "

Riant de l'indignation de son compagnon, Die reprit le plateau qu'il déposa par terre et se réinstalla dans le lit près de Shinya qui s'écarta ostensiblement en croisant les bras sur sa poitrine, boudeur. Le guitariste rit de plus belle et, une lueur malicieuse dans ses yeux bruns, entreprit de chatouiller les côtes du jeune batteur dont la mauvaise humeur ne résista que quelques secondes.

" Non ! Arrête ! Die, baka yaro[29] ! Arrête, j'ai horreur de ça ! " glapit-il en se tordant de rire.

" Honto ni[30] ? " fit le guitariste sans cesser de le "torturer".

" Hai ! Onegai yamete[31] ! "

En se débattant pour échapper à son bourreau, Shinya bascula en arrière sur le lit. Die le suivit, se penchant au-dessus de lui et posant ses mains de chaque côté de sa tête.

" Je te tiens ! Reconnais ta défaite, manant : tu es en mon pouvoir ! "

Le jeu avait changé de nature et le batteur haletant s'y plia aussitôt :

" Vous avez gagné, ô puissant shôgun[32] ! Je suis votre prisonnier, faites de moi ce que vous voulez… "

" Mmm… " Son vainqueur parut réfléchir en contemplant sa proie allongée sur le dos, un bras rejeté au-dessus de sa tête, l'autre étendu sur le matelas. " Voyons voir… que vais-je bien pouvoir faire d'une aussi jolie petite chose sans défense ? " Il caressa du bout des doigts la gorge palpitante et Shinya ferma les yeux en laissant échapper un grognement de plaisir. " J'ai bien quelques idées, " reprit le guitariste, dont la voix devenait rauque, " mais je ne sais pas si c'est très correct de vouloir faire de telles choses à un honnête musicien… "

" Essaye toujours, " souffla ledit musicien en réponse, " je te dirai ce que j'en pense... "

Die, prenant délibérément tout son temps, se pencha très lentement sur la bouche impatiente du batteur. Mais au lieu de l'embrasser, il passa doucement la pointe de sa langue sur les lèvres frémissantes… et collantes.

" Mmm… tu es plein de confiture… " ronronna-t-il. " Et ça te donne encore meilleur goût. " Il eut un sourire matois et Shinya frissonna de délicieuse anticipation. " On devrait essayer ça, un de ces jours : je te barbouille de confiture et ensuite… "

Il y eut deux coups secs frappés à la porte qui s'ouvrit aussitôt :

" Die, tu es réveillé ? Est-ce que tu as…? " Le bassiste s'interrompit et posa sa main sur sa bouche. " Oups ! Salut, Shinya ! "

Le guitariste se redressa d'un bond en rajustant son peignoir dont la ceinture s'était dénouée dans… le feu de l'action, tandis que le batteur, avec un cri étranglé, remontait vivement l'édredon jusque sous son menton. Riant sous cape, Toshiya recula derrière la porte – faisant preuve un peu tard de discrétion – et poursuivit :

" Ano, sumimasen[33], les gars, mais je cherchais Shin-chan. Je voulais vous prévenir qu'on doit aller à la salle : on a une interview pour NHK à onze heures, en tenue de combat, maquillés et pomponnés. C'est noté ? "

" Hai hai ! " fit très vite Die, cramoisi, qui ne savait plus s'il devait éclater de rire ou aller pulvériser l'impudent bassiste. " C'est compris ! "

" OK. Alors, je vous laisse, les amoureux. Ne soyez pas en retard… " Laissant traîner la fin de sa phrase en un sous-entendu gros comme la Tour de Tokyo, Toshiya referma la porte juste à l'instant où un oreiller s'y écrasait.

 

***

 

Plié en deux, pleurant de rire, le bassiste dut s'adosser au mur pour ne pas tomber.

" Avoue ! " accusa, en riant lui aussi, Kaoru qui était resté hors de vue des deux autres. " Tu l'as fait exprès, hein ? Tu savais parfaitement que Shinya était là. "

" Evidemment ! " Toshiya eut du mal à articuler, secoué de fou rire. " Bon sang si tu avais vu leur tête ! "

" Ouais, mais ils vont t'en vouloir à mort, après ça ! "

" Peut-être, " gloussa le bassiste en s'essuyant les yeux, " mais j'aurais loupé ça pour rien au monde ! Kyo avait raison, l'autre jour, tu sais, ça valait vraiment le coup ! "

" On parle de moi ? "

Les deux rieurs se retournèrent brusquement. Kyo se tenait sur le seuil de sa chambre, en pyjama, pieds nus, les cheveux ébouriffés et frottant ses yeux encore gonflés de sommeil. Il serrait sous son bras Ichigo, son vieil ours en peluche.

" Je peux savoir pourquoi vous rigolez ? "

 

***

 

" Quel con ! " Die alla récupérer l'oreiller et le jeta sur le lit. " Je suis sûr qu'il l'a fait exprès ! "

Il se laissa tomber près de Shinya qui demeurait figé, les mains crispées sur l'édredon qu'il tenait toujours devant lui comme un bouclier. Le guitariste le considéra un instant, craignant qu'il se mette à pleurer. Mais le batteur se détendit soudain, soupira et esquissa un sourire un peu tremblant :

" Bah, si ça l'amuse… " Il lâcha l'édredon et frotta ses paumes l'une contre l'autre. " Ne te mets pas en colère pour si peu, Die-kun, ça n'en vaut pas la peine. "

" Tu n'as pas tort, Shin-chan, " répondit son compagnon en lui entourant les épaules de son bras, " mais je leur revaudrai ça un jour ou l'autre, à lui et à Kyo. En attendant, tu as entendu ce qu'il a dit : on doit se préparer. "

Shinya soupira encore, mais d'exaspération :

" Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'interview ? J'ai horreur de ça, on nous pose toujours les mêmes questions stupides ! "

Die haussa les épaules :

" Je sais. Mais fais comme d'habitude : joue à celui qui n'a pas compris, et réponds à côté de la question[34]. Tu fais ça très bien. "

Le batteur sourit malgré lui.

" Et toi, tu mens presque aussi bien que Kyo. " Il leva la main pour obliger son amant à tourner la tête vers lui et l'attira pour l'embrasser. " Mais je sens, " ajouta-t-il quand ils se séparèrent, " que ça va être moins pénible, aujourd'hui : je n'aurai qu'à te regarder pour avoir du courage. "

Le guitariste lui rendit son sourire :

" Et qu'est-ce que tu diras si on te demande encore si tu es amoureux ? "

" Je répondrai oui… et j'ajouterai que c'est de l'homme le plus merveilleux de l'univers… "

" Baka… "

Die reprit sa bouche mais, tout en l'embrassant, il se redressa, le souleva dans ses bras et l'emmena dans la salle de bains. Il libéra ses lèvres pour le déposer dans la douche, se débarrassa de son peignoir et rejoignit son compagnon qui se colla aussitôt à lui, entourant son cou de ses bras, quémandant un nouveau baiser. Lui caressant le dos d'une main, le guitariste tâtonna pour trouver les robinets et les tourna, faisant crier son amant quand l'eau jaillit, glacée. Il parvint à régler la température, malgré la distraction que lui offrait un batteur des plus entreprenants.

" Shin-chan ! " protesta-t-il en posant ses mains sur la taille de Shinya, mais sans pouvoir décider s'il allait le repousser ou l'attirer plus près. " Kaoru… Mais arrête… Kaoru va nous tuer si on est en retard. "

" M'en fous… " souffla le jeune homme dont les intentions se faisaient plus précises.

" Shin-chan, tu… non, arrête… Shin-chan… Shin… aaah, n'arrête pas… "

L'interview, qui n'était fort heureusement pas en direct, eut lieu avec une demi-heure de retard...

 

***

 

A suivre…

 

 

GOMEN NASAI !!!!!!!!! Cépamafôte !!!!!! Je le jure, c'est eux !!!! Je ne peux plus les tenir… ç____ç *auteuse brimée par ses personnages*

C'est vrai, je croyais qu'ils étaient calmés mais ils ont remis ça et… Ouin !

Enfin, bref, avec tout ça, on n'avance pas des masses dans l'intrigue…

Qui a dit "Ah ? Parce qu'il y a une intrigue ?" ????? è_é

Evidemment ! L'intrigue, c'est de savoir si oui ou non Totchi-mamour et Kyo-chan vont arriver à quelque chose. Et, croyez-moi, c'est pas gagné !

Quant à Kaoru, son sort aussi reste en suspens. Hé hé !!

Suite au prochain épisode…

 

~Hitomi~

(20/12/01 - 19H55)

 

PS : BON ANNIVERSAIRE, DIE-KUN[35] !!!!!!!!!!!!!!

 

<Hitomi : Alors, tu aimes ton cadeau ? ^__^

<Die : Mm mm !!!!!

<Hitomi : C'est un oui ou un non ?

<Die : C'est un oui mais je pouvais pas parler la bouche pleine… ^^

<Hitomi : Heu, oui… ^^;;;

<Die : Mais si je peux me permettre… je préfère la confiture de fraise…

<Shinya : #^///^#

<Die : ^_______^

<Hitomi : …

<Shinya : #^///////////^#

<Die : ^__________________^

<Hitomi : O_o *sors subrepticement un appareil photo*

 

 



[1] Shinya fait là preuve d'audace, car prendre un bain le matin est considéré comme un signe de paresse.

[2] Salut (salutation un peu familière et matinale)

[3] Salut, bel ange.

[4] Heu.

[5] Inoue Atsushi, manager du groupe.

[6] Chaîne TV japonaise.

[7] Quoi, hein.

[8] M…

[9] Idiot, imbécile

[10] Suffixe japonais indiquant le respect (et qu'on peut à la rigueur traduire en français pas Monsieur ou Madame, selon le cas) et utilisé avec le nom, le prénom ou la fonction. -chan et -kun, que j'utilise souvent, sont usités envers les enfants ou entre amis, chez les jeunes. On les applique au prénom ou à un diminutif. -sama, la forme la plus respectueuse, s'utilise envers les divinités (comme dans Kamisama), la famille impériale ou dans les grandes familles (ou ironiquement).

[11] Pardon.

[12] Authentique. Après Kyo, imbattable, c'est Toshiya qui aime le plus dormir.

[13] Oui.

[14] Autant éviter le détournement de mineur…

[15] Mais non, Toshiya n'est pas vieux : il aura 25 ans le 31 mars prochain.

[16] Toshimasa est le véritable prénom du beau Toshiya, Hara de son nom de famille (en fait, Kaoru et Shinya sont les seuls à avoir conservés leurs vrais prénoms).

[17] Remerciement hyper poli, à débiter plié en deux, et pratiquement intraduisible (un truc comme vraiment merci infiniment).

[18] Merci, Toshiya-san. Au revoir.

[19] Zut, flûte, m…

[20] Des trucs énormes et atroces, mais que se doit de porter tout bon fan de Visual Kei.

[21] Marque de vêtements et accessoires japonais, d'autant plus branchés que Kyo leur sert de mannequin. Il porte souvent, sur scène, la fameuse cravate noire imprimée d'une série de chiffres blancs et de la croix rouge, et en a même dessiné lui-même quatre modèles. Tout fan qui se respecte se doit d'en avoir une (et j'ai une copine qu'il l'a).

[22] Kyo est un grand utilisateur d'épingles à nourrices et en fourre partout sur ses costumes. Il s'en colle même sur la figure… (souvenir épineux du cosplay de ma copine Christelle…)

[23] Mon chéri.

[24] Mon amour.

[25] En 1999, quand Yoshiki était leur producteur, les Dir sont venus à LA pour la promotion de leurs singles de l'époque, et les photos du calendrier 2000 (gasp, Toshiya en nuisette, bas et talons aiguilles… ^^;;;)

[26] En tout cas, dans les interviews suivant ce séjour, Die n'arrêtait pas de parler de ce qu'il avait mangé aux States. Apparemment, ça l'avait impressionné.

[27] Seigneur, mon dieu.

[28] S'il te plaît.

[29] Espèce d'idiot.

[30] Vraiment.

[31] Oui ! Je t'en prie arrête !

[32] "général" : seigneur de guerre.

[33] Pardon.

[34] Spécialité de Shinya dans les interviews, avec les réponses brèves "oui", "non" ou "je ne me sens pas concerné", à moins qu'il ne sorte pas un mot.

[35] Die est né le 20 décembre 1974, il a donc eu 27 ans aujourd'hui.